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La sécurité privée, un secteur maltraité (1 lecteur(s)) (1) Invité(s)
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SUJET: La sécurité privée, un secteur maltraité
#75
admin (Admin)
Le prix de la sécurité
Administrateur
Messages: 43
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Sexe: Masculin dpsagadir dbinitiatives@hotmail.fr Lieu: Scorbé-Clairvaux Vienne en France Date de naissance: 1944-01-23
La sécurité privée, un secteur maltraité 4 Moiss ago  
Au moment ou l'association APASM Maroc me propose de faire l'acquisition de son guide sur la sécurité privée au Maroc qu’elle à vient de publier, je voudrais lui faire comprendre, ainsi qu’aux décideurs et autres acteurs de l'économie qui accepteront de me lire, dont le souhait et les impératifs sont d’externaliser certains de leurs services, que les choses ne sont pas si simples qu’on pourrait nous le faire croire, et ne peuvent à mon humble avis se résumer en quelques pages d'un livre, qui pourrait contenir l’essentiel de ce que l’on à besoin de savoir sur ce secteur qui est en train d’exploser et que l’on pourrait penser qu’il se porte bien, alors que ma société avec ses six ans d'existence se trouve dans une situation économique des plus délicate, du fait de son positionnement sur le créneau du gardiennage et de la surveillance, qui subit la concurrence la plus vive et la plus déloyale, de la part d’entreprises qui ne respectent pas les obligations morales qui devraient régir leur profession, et encore moins les consignes et obligations nées de la loi relative à ces activités qui vient cependant d’être publiée au bulletin officiel du 30 novembre 2007.

Espérant cette fois être entendu et peut-être pourquoi pas compris, j'ai décidé de m'adresser à tous les décideurs et autres acteurs de l'économie au Maroc, et en particulier aux donneurs d’ordres et maîtres d’ouvrage, ainsi qu’à celles et à ceux qui ont en charge le contrôle des dépenses de l’entreprise, qu’elle soit privée ou publique, dont le let motif est à tout prix de minimiser les coûts liés à l’externalisation de certains de leurs services, s’agissant en l’occurrence de la sécurité interne de leur patrimoine, des biens qui y sont liés, qu’ils soient humains ou matériels. A ceux-là mêmes je m’adresse, alors qu’ils n’hésitent pas à faire trop souvent appel et sans le moindre remords, au prestataire ou au soumissionnaire le moins-disant, pour des raisons budgétaires il paraîtrait, contribuant ainsi à la marginalisation et à l’appauvrissement de celles et de ceux que par entreprises interposées ils exploitent, ce qui à pour conséquence de ternir encore un peu plus l’image désastreuse qu'ont les médias de la sécurité privée et que le peu de professionnels en sursis que nous sommes essayons néanmoins de raviver.

Croyez bien que mon souhait le plus cher serait de répondre d’une manière favorable à tout appel d’offre, à toute offre de prestation, si toutefois mon esprit n’était pas guidé avant tout par le respect de mon métier.

Tout ce que je peux affirmer, alors que ma société se trouve évincée de la plupart des marchés et des contrats de prestation sur Agadir et sa Région, qu’ils soient ou non publics, c’est qu’elle reste comme on dit « le plus-disant », alors que le coût de ses prestations ne dépasse que très rarement les 3200 dirhams/ht par mois, que trop souvent, la commission d’appel d’offres ou le représentant de l’entreprise, tous deux chargés d’apprécier l’ensemble des capacités des concurrents, oublient de respecter pour une question de budget, qui trop souvent reste bien en deçà de ce qui était alloué à l’origine, faisant abstraction des règles établies formellement consignées dans un cahier des charges dont le contenu n’est jamais respecté, pour faire appel à la sécurité privée sans se soucier le moins du monde si le prestataire retenu sera ou non en mesure de tenir ses engagements, feignant d’ignorer le Code du Travail, pour en sous évaluer les coûts et du même coup notre savoir faire, pour en dévaloriser le métier ainsi que le professionnalisme de nos agents, au grand bonheur du soumissionnaire ou prestataire retenu pour être comme on dit « le moins-disant », qu’il sait pertinemment qu’il ne pourra respecter les clauses du cahier des charges et les exigences du maître d’ouvrage, n’hésitant pas à utiliser pour cela quelques subterfuge et autres moyens illégaux afin de passer aux travers les mailles du filet que certains personnages œuvrant au sein même de certains organismes en charge de la bonne application des conditions de travail ou de la constitution de ressources dédiées au solidarisme dans la lutte contre les inégalités sociales, distendent selon que vous soyez puissant ou misérable

Recruter sur place des agents de sécurité ou des gardiens, est d’une facilité déconcertante pour ces prestataires sans scrupule. Pourquoi s’obliger en effet à donner un Smic à des professionnels ayant reçu une solide formation de __base__ aux premiers secours, en évacuation incendie, en communication, en techniques de sécurité et en self défense, alors que la plupart du temps l’on peut facilement trouver parmi le petit peuple, un personnel en état de grande précarité, dont on ne cherche pas à savoir d’ailleurs s’il possède l’ensemble des règles qui devraient diriger cette activité, pour savoir que pour 900 dirhams/mois et parfois rien, il se rend taillable et corvéable à merci ?

Jusqu’ou ces individus hors du commun et avides de profits vont-t-ils oser aller dans cette démarche de baisse chronique des salaires et de dérèglementation du travail qui n’accorde plus aucune protection à ces travailleurs ?

Le rôle de l’Etat ne serait-il pas d’intervenir une bonne foi pour toute et de faire respecter la loi 27-06, mais également celle sur le salaire minimum et le respect du code du travail ?

Une telle montée en puissance de ces nouveaux esclavagistes, dont certains n’hésitent pas à se vanter maintenant de posséder la norme ISO 9001 relatives aux systèmes de gestion de la qualité, qui devrait donner les exigences organisationnelles requises pour l'existence d'un système de gestion de la qualité, leur permettant de croire qu’ils pourront mener au mieux leurs exactions, en décrochant des marchés qu’ils savent pertinemment qu’ils ne pourront honorer qu’au travers de l’exploitation d’un personnel dont ils continuent d’abuser, qu’ils n’hésitent pas à faire venir du bled pour certains, dont la plupart sont dépourvus de formation et dont on ne connaît pas toujours les antécédents judiciaires, est tout simplement avilissant et scandaleux pour le professionnel que je suis, ce qui ne les empêche pas au passage de faire néanmoins quelques substantielles économies, aux dépens d’une qualité de prestation inexistante et de la réalisation de missions qui restent partielles et dont ils n’ont que faire puisque venus là juste pour se remplir les poches, alors que leur siège se situe parfois à des centaines de km du lieu de leur intervention, oubliant du même coût de payer leurs cotisations sociales, leur police d’assurance des risques découlant de leur activité professionnelle et j’en passe…

Que penser de ces nouveaux prestataires du monde de la sécurité privée, qui se targuent de posséder un état d’esprit et un savoir-faire venus d’Europe, alors qu’ils n’hésitent pas à décrocher quantité de contrats sur Agadir et sa région, dont le coût est le plus souvent inférieur à 2400 dirhams/mois HT ? Comment un agent de sécurité œuvrant pour le compte de ces affairistes, aux prix de gros efforts et de sacrifices, peut-il à la fois assurer efficacement sa mission et vivre décemment, et de ce fait participer à la vie économique de son pays qui s’en trouve ralentie du fait de sa très faible contribution, dès lors qu’il perçoit un revenu mensuel de 1200 dirhams, voire même de 900 dirhams et parfois moins, pour 12 heures de travail de jour comme de nuit, parfois sans aucun repos compensateur hebdomadaire et trop souvent sans aucune couverture sociale ?

Comment ces prestataires dépourvus de toute éthique arrivent-ils à s’en sortir après paiement des salaires, des charges et autres émoluments dont certains sont obscurs ? Qu’en est-il de leur marge bénéficiaire ?

Madame, Mademoiselle, Monsieur, décideurs et autres acteurs de l’économie, vous qui peut-être doutez encore de la véracité de mes propos, je vous invite à faire le tour des quelques entreprises qui utilisent malgré tout les services de ces affairistes, qu’elles soient privées ou publiques, sans oublier pour autant les complexes hôteliers qui bordent notre littoral ou la sécurité devrait être omniprésente et de qualité, pour vous apercevoir qu'il y a de quoi s’interroger sur l’existence même et la réalité de cette autre forme de servage qui reste le plus souvent contestable, la performance et le professionnalisme de ces agents de sécurité ou de ces gardiens, qui restent hypothétiques et trop souvent inopérants, la présence sur le terrain de ces parvenus, exclusivement préoccupés de réaliser des profits sur le dos de cette masse que l’on pourrait dire qu’elle est laborieuse, qu’ils n’hésitent cependant pas à exploiter dans la plus grande illégalité, avec la bénédiction de quelques personnages à la fois influents et obscurs, dont l’intention a toujours été d’éviter de considérer les choses avec __object__ivité, et dont le dessein parfois intentionnel peut les mener jusqu’à la prise d’avantages ou des prérogatives particuliers.

Madame, Mademoiselle, Monsieur, décideurs et autres acteurs de l’économie, je vous invite à vous rendre au siège social ou des antennes de certains de ces prestataires. Ce pourrait-être une démarche pour vous comme pour moi très motivante, mais peu de clients la font. Ils seraient à mon avis quelques peu surpris. Cela vous permettrait entre autre de vous faire une idée générale de la réalité de leurs activités (accueil, poste de commandement, personnels, matériels pédagogiques et techniques, ambiance, etc.), vous assurant, que le prestataire est bien détenteur de la logistique du service qu’il prétend vous vendre.

La sécurité n’a pas de prix mais elle aura forcément un coût.

En effet, bien que la sécurité pour certains n’ait pas de prix, le coût engendré par un prestataire défaillant et/ou dénoué de tout professionnalisme, risque tout simplement d’être douloureux pour le Client, qui devra tôt ou tard en payer le prix fort avant de le rendre à nouveau acceptable.

Bernard DESCHAMPS – DPS Agadir
 
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La sécurité privée, un secteur maltraité
admin 06-09-2008 à 12:27
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